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Statut : Doctorante Entrée au LEPS : Octobre 2008 Directrices de thèse : Viviane DURAND-GUERRIER et Annick HORIUCHI Autres rattachements : Université Paris Diderot (Paris VII) et Université de Kobe (Japon, Nobuo MIURA) Domaine de Recherche : Histoire des mathématiques au Japon. Coordonnées : mèl :
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; fax : 33(0) 4 72 43 15 35 Adresse : LEPS-LIRDHIST, La Pagode, Université Lyon 1, 69622 Villeurbanne Cedex Thème de recherche : La restauration Meiji, une « révolution mathématique » : Étude de l'évolution de l'enseignement de la géométrie durant l'ère Meiji La thèse que je suis en train d’effectuer s’intègre dans un projet entamé, en France, il y a plus de quinze ans par Annick Horiuchi. Le but de la démarche est de contribuer à la diffusion de l’histoire culturelle du Japon en étudiant certains aspects des pratiques mathématiques dans ce pays. Annick Horiuchi a, lors de ses recherches sur Dairoku Kikuchi (菊池大麓), décelé dans l'ère Meiji une période fondamentale dans l'histoire des mathématiques au Japon. D'une part influencée par les aspects didactiques de ma formation et, d'autre part, pour rester dans la continuité des études sur Kikuchi, j'ai décidé de me concentrer sur l'étude des conséquences de la révolution culturelle qui s'opère entre 1968 et 1912 au Japon sur l'enseignement de la géométrie. L’ère Meiji constitue une période d’ouverture où les relations entre les japonais et les cultures étrangères vont se multipliées et devenir de plus en plus fécondes. Elle succède à la période d'Edo où les accès aux travaux occidentaux étaient possibles mais limités par les contrôles du shogunat et par le faible nombre de contacts entre les japonais et les occidentaux. On assiste alors, durant l'ère Meiji, à un processus de relativisation du savoir chinois et au développement de nouveaux rapports avec les connaissances propres au reste du monde. Cette période est donc fondamentale pour l’histoire culturelle du pays. Le but de mon travail est de déterminer les conséquences qu’a cette ouverture sur l’enseignement de la géométrie. Pour ce sujet, le personnage qui a joué le rôle le plus décisif est probablement Kikuchi puisqu'il a, entre autres, écrit de nombreux ouvrages sur la géométrie (et en particulier des manuels), participé à la création du département de mathématiques à l'Université de Tōkyō et occupé le poste de ministre de l'éducation. C'est pourquoi, cette figure de l'ère Meiji sera au centre de mon étude. Pour mener à bien mon projet, je poursuis mes recherches selon les trois axes suivants : quelles sont les raisons et les conséquences de la rapidité avec laquelle la communauté mathématique japonaise a intégré les connaissances géométriques occidentales à l’époque de la Révolution Meiji et dans quel contexte à la fois socioculturel, mais surtout scientifique et institutionnel, s’est déroulée cette « révolution mathématique » ? Quelles sont les « modèles » européens qu'ont choisi les japonais pour mettre en place le système d'enseignement et les programmes de mathématique ? Quelles sont, concrètement, les mesures prises, le vocabulaire sélectionné et les contributions de Kikuchi pour l'enseignement de la géométrie élémentaire ?
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