25 mai, 10h00-13H00 Les dimensions du soin (2) Séminaire Axe Corps/santé

le 25 mai 2016

10h-13h

Bettina Granier, L’éthique n’est pas un long fleuve tranquille Corine Mure, Le soin de la santé Synthèse sur les 2 séances « Les dimensions du soin »

Les dimensions du soin (2) Séminaire Axe Corps/santé, Laboratoire S2HEP EA 4148
25 mai 2016, 10h00-13H00, Salle 208, Bât. Cier, 2e ét.

Ce séminaire inaugure la nouvelle thématique « Savoirs, usages et vécus des acteurs du soin » de l’Axe « Transformation de la Santé et du Corps ».

Le soin est une entrée évidente du domaine de la santé puisque quiconque a un problème de santé sollicite une personne compétente pour lui apporter une aide. Mais que sait-on des acteurs impliqués ? Des informations échangées et des attentes en jeu ? Ainsi que des façons de faire ? Autant de questions qui seront abordées dans cet espace de réflexion sur le « soin » dans la diversité de ses dimensions.


PROGRAMME

10h-11h15
Bettina Granier, L’éthique n’est pas un long fleuve tranquille
11h30-12h45
Corine Mure, Le soin de la santé
12h45-13h
Synthèse sur les 2 séances « Les dimensions du soin »

RESUMES

Bettina Granier, Médecin radiologue, Doctorante S2HEP (EA 4148)
L’éthique n’est pas un long fleuve tranquille.
Si l’éthique est une « visée de la vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes », selon la définition qu’en donne Paul Ricœur dans Soi-même comme un autre (1990), elle ne peut pas se passer d’une réflexion collective. Les comités d’éthique de nos établissements hospitaliers tentent d’organiser la mise en pratique de cette réflexion, notamment autour des situations de soin difficiles ou conflictuelles, parfois présentées sous forme de dilemmes. Mais comment mener concrètement une discussion en comité d’éthique, alors que les conceptions de l’éthique elle-même divergent, que la définition des valeurs ne fait pas consensus, que les groupes professionnels en présence s’affrontent ? Avec l’aide de quelques auteurs, et en prenant appui sur la vie parfois chaotique d’un comité d’éthique hospitalier, j’essaierai de montrer en quoi il est fructueux de complexifier les situations avant de chercher à les clarifier : embarquer dans la discussion les grands principes moraux, les acteurs les plus divers et ce à quoi ils tiennent, les arguments et les raisonnements, les propositions de solution et d’action collective. Face à des situations urgentes demandant une réponse sous la forme d’une alternative binaire, le rôle du comité d’éthique serait alors de ralentir, de complexifier les enjeux, de compter au-delà de deux ; sans jamais être sûr de détenir la réponse à la question « comment faire pour bien faire ? », mais en espérant contribuer à s’en approcher.

Corine Mure, Docteur en Pharmacie, formée en homéopathie et phytothérapie. Docteur en Science de l’information et de la communication (orientation Histoire des sciences). Consultante indépendant.
Le soin de la santé
Prendre soin de la santé n’est-il pas un besoin de l’Homme, un devoir même ? Un devoir pour soi-même d’abord et pour le corps social tout entier ? Comment personnellement nous prenons soin de la santé ? Comment collectivement nous en prenons soin ? Autant de questions qui ont traversés l’histoire des civilisations et l’histoire des sciences médicales. Ces questions sont largement présentes aujourd’hui et elles sont largement posées par la circulation des connaissances, des pratiques, des expériences des patients. Autant de points qui permettent de mesurer comme la santé est au cœur des nombreux objectifs tant scientifiques que politiques que culturelles qu’économiques. Le développement de la complémentarité thérapeutique, associant médecine académique et médecine dite complémentaire est une évolution qu’il importe de regarder de près, d’intégrer comme une réalité de l’évolution des sciences médicales pour mieux comprendre comment chaque acteur, le soigné, le soignant, la société ont besoin de faire croitre la place du soin et donc d’assurer un soin pour la santé, pour soi, pour l’autre et donc pour le corps sociétal tout entier.
L’histoire des sciences médicales comme les travaux contemporains montrent l’approche de la meilleure connaissance, voire de l’intégration des pratiques médicales et thérapeutiques intégrant la complémentarité thérapeutique et la pratique des médecines complémentaires. Les soins thérapeutiques pour les lourdes pathologies ont contribué à ces avancées regroupées aujourd’hui pour certaines dans les soins de support. Beaucoup reste à faire pour enrichir la connaissance commune, la formation des acteurs de soins, l’intégration des expériences comme dans l’écoute des besoins thérapeutiques académiques confrontés à la liberté du patient qui associent telles ou telles thérapeutiques en parallèle.
La communication entre les différents acteurs comme la connaissance des différentes thérapeutiques semblent être  une nécessité de l’action éducative. Les besoins comme les réalités dont témoigne le terrain des acteurs ouverts à l’observation, à l’écoute des pratiques, ouvrent l’aube de temps nouveau. A nous d’apporter notre écoute et notre contribution pour transmettre la place du soin de la santé au centre de toute cette force et cette dynamique qui conduit certains à parler de médecine intégrative, holistique. L’objectif n’est-il pas de coordonner et d’accompagner les différentes connaissances ?
Lieu(x)
Salle 208, Bât. Cier, 2e ét., Bâtiment Cier, Site Rockefeller, Grange Blanche.
Publié le 19 mai 2016 Mis à jour le 5 juillet 2016