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Seminaire S2HEP
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Le Mardi 11 octobre, de 17h à 19h dans la salle de conférence de la B.U. Sciences (accès par le hall d'entrée de la bibliothèque). Pablo Mariconda, Professeur de philosophie des sciences à l'Université de São Paulo, présente une conférence sur ' Naissance de l'observateur moderne, Copernic, Vésale, Galilée, Descartes et le pouvoir de contrôle sur la nature' |
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17 mai 2011, 17h15, Christian Mercat 'Webcams mathématiques' Salle Fokko Ducloux Bât. Doyen Jean Braconnier - Université Claude Bernard Lyon 1 - La Doua (arrêt Tram Université Lyon 1) Les jeunes aujourd'hui sont bombardés d'images captivantes et très bien faites, ciselées à grands frais pour capter leur attention. Il ne s'agit malheureusement pas de leurs cours ni des expositions scientifiques, mais de la publicité. Et ils savent très bien se prémunir contre cette agression dont le seul message est « pour être heureux, achetez moi ». En tant que diffuseurs de savoirs, nous devons faire face à cette concurrence très agressive du marketing, avec des moyens bien inférieurs et une compréhension de notre « cible » beaucoup plus floue, mais muni de l'atout majeur de la pertinence de notre message. J'interrogerai la place de l'image dans les mathématiques, leur production et leur diffusion, et tenterai de poser des hypothèses concernant la spécificité de la vulgarisation mathématique, du manque de visibilité de cette science pourtant centrale dans le grand public. Je présenterai un dispositif expérimental que j'ai éprouvé dans divers contextes de diffusion scientifique, y compris lors de collaborations avec des artistes, les webcams mathématiques.
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17h15, 12 avril 2011, Christian Bange 'Raphaël Dubois et la chaire de physiologie générale de la Faculté des sciences de Lyon' Salle Fokko Ducloux Bât. Doyen Jean Braconnier - Université Claude Bernard Lyon 1 - La Doua (arrêt Tram Université Lyon 1) En 1883, à l’instar de la Faculté des sciences de Paris, la Faculté des sciences de Lyon fut dotée, sur la proposition du physiologiste Paul Bert, alors président de la commission de l’instruction publique à la Chambre des députés, d’une chaire de physiologie générale au profit de Saturnin Arloing, qui était alors professeur à l’École vétérinaire. Cette création, qui resta longtemps isolée (l’établissement de chaires spécifiques de physiologie dans les Facultés scientifiques ne reprit qu’à partir des années 1960) s’inscrit dans la politique de rénovation de l’enseignement scientifique menée par la Troisième République. La nomination d’Arloing à la Faculté de médecine, trois ans plus tard, a permis l’attribution de la chaire devenue vacante à Raphaël Dubois (1849-1929) qui, dans le laboratoire de Paul Bert, avait consacré sa thèse à l’élucidation du mécanisme de la biophotogenèse chez les insectes lumineux, montrant qu’elle est due à l’action d’un enzyme (nommé par lui luciférase) sur un substrat, la luciférine. A une époque où l'on n'admettait pas que les manifestations vitales puissent être produites en dehors de l'être vivant, une telle découverte eut un certain retentissement. Depuis lors, de nombreuses applications pratiques ont été fondées sur cette réaction. Dubois occupa la chaire lyonnaise jusqu’à sa retraite en 1919. Non seulement il obtint dès sa nomination l’installation d’un laboratoire bien équipé dans le nouveau palais universitaire construit quai Claude Bernard pour abriter les Facultés des sciences et de médecine, mais il réussit, malgré de nombreux obstacles, à mobiliser mécènes et collectivités locales pour édifier à Tamaris-sur-Mer, près de Toulon, un laboratoire maritime spécialement consacré aux recherches physiologiques sur les organismes marins. D’autres initiatives (par exemple, la création d’un enseignement de psychophysiologie) furent bridées par l’hostilité de certains de ses collègues. Mettant à profit la liberté d’initiative accordée aux scientifiques de l’époque, Dubois put ainsi poursuivre à Lyon et surtout à Tamaris des travaux de recherche pure sur le sommeil ou la respiration des animaux hibernants ainsi que sur la physiologie de la bioluminescence, qui fit l’objet de près de deux cents publications établissant l’ubiquité du mécanismes chez un très grand nombre d’êtres vivants, qui lui ont valu une notoriété durable.En même temps, il s’intéressa à des questions de biologie appliquée (formation des perles et de la nacre, culture des éponges, etc.), alors peu à l’honneur chez les universitaires français, allant jusqu’à aborder l’étude expérimentale du déterminisme des comportements sociaux. Nourri de la pensée de Claude Bernard et adoptant ses réserves sur les limites du réductionnisme physico-chimique, Dubois est un bon exemple des tendances prudemment rationalisantes de la génération qui assista à la transformation profonde de l’approche des phénomènes de la vie, au début du XXème siècle. |
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Mardi 18 Janvier 2011 – 17 h 15 / 18 h 45, Séminaire des doctorants, Salle Fokko Ducloux – Bât. Braconnier (La Doua). Marie-Caroline RABOLT 'L'évolution animale figée par l'histoire : Louis Lortet et les momies animales' & Marion COUSIN 'L'enseignement de la géométrie à l'époque Meiji (1868-1912) au Japon' Télécharger l'affiche (pdf) |
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Séminaire du 25 janvier 2011, 17h15 Salle Fokko Ducloux, bâtiment Braconnier, domaine de la Doua. 'Réchauffement climatique et développement durable: L'éducation scientifique citoyenne en question.' BENOIT URGELLI Chercheur associé au programme Éducation au développement durable de l'Agence nationale de la Recherche Une étude sociodidactique a été conduite dans deux établissements scolaires durant l'année scolaire 2006-2007. Elle montre la diversité des postures et des objectifs éducatifs adoptés par un groupe pluridisciplinaire de huit enseignants de lycée, dans le cadre de la mise en œuvre de l'éducation au développement durable. Cette diversité de postures reflète l'existence d'une controverse interne portant sur les objectifs du traitement didactique de questions socioscientifiques, nécessairement politiques. Cette controverse s'exprime face à des injonctions d'éducation au développement durable interprétées par certains comme un programme d'enseignement de choix, par d'autres comme un programme d'éducation aux choix. La controverse révélée implique donc de débattre collectivement d'une éthique professionnelle pour le traitement de questions d'environnement et de développement. Ce débat pourrait se construire autour de la proposition suivante : face à des sujets complexes dans lesquels des connaissances mais également des valeurs interviennent dans les argumentaires et les prises de décision, l'éducation au développement durable doit prendre la forme d'une éducation démocratique, critique (et donc engagée), visant à la responsabilisation des élèves, futurs citoyens. |
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