Résumé de la thèse
La modélisation mathématique est définie comme un processus qui permet de résoudre des problèmes issus de
la réalité (Blum et Leiss, 2007). Son enseignement est préconisé par les programmes officiels français et suisses.
Cependant, nous remarquons des incohérences et des pistes pour son enseignement plutôt limitées. En
parallèle, les serious escape games (SEG), s’introduisent dans les classes depuis une dizaine d’année (Nicholson,
2015). Ces jeux contiennent un objectif d’apprentissage et consistent à réussir une mission principale
(s’échapper d’une salle par exemple) en résolvant plusieurs énigmes en un temps limité.
Notre recherche est double. Dans un premier temps, nous analysons l’adaptation de l’enseignement de la
modélisation via les SEG. Nous nous interrogeons notamment sur les apports du jeu, ses limites et sa place dans
la planification des apprentissages de la modélisation. Nous avons mis en place une catégorisation pour rendre
compte de la modélisation dans les jeux conçus lors de ce projet. Dans un deuxième temps, nous observons
l’activité du professeur pendant la conception de SEG à l’aide de la structuration des milieux de Margolinas
(2009). L’idée étant d’observer comment les conceptions des enseignants sur la modélisation, se traduisent
dans le jeu conçu et de faire des liens entre les passages par les différentes situations et les problèmes en
termes de modélisation.
Pour notre étude, nous avons établi deux communautés de pratique (une en Suisse et une en France) avec des
méthodes différentes. Les personnes engagées sont des enseignants de fin de primaire (7H-8H et CM1-CM2)
dans le cadre d’une offre de formation continue. Nous avons co-construit et mis en place plusieurs jeux
notamment en adaptant des problèmes classiques de modélisation comme celui de la botte du géant (Wozniak,
2012).
Jury
M. Gilles Aldon sera invité.