Projets et collaborations en cours


Projet CEHVAC (Controverses, Enseignements et Histoire de la VACcination)

Objectifs
L’hésitation vaccinale française est un problème de santé publique et une Question Socialement Vive (QSV) ouvrant de multiples controverses socioscientifiques. Elle interroge nos rapports individuels et collectifs au savoir et au risque, mais aussi au pouvoir et à la responsabilité, particulièrement depuis l’extension en janvier 2018 de l’obligation vaccinale à 8 vaccins supplémentaires. La vivacité de cette question est renouvelée en 2020 par les attentes d’un vaccin contre covid-19. Dans ce projet pluridisciplinaire, nous nous attachons à cette QSV, aux controverses récentes et passées sur la vaccination et à leurs implications pour l'enseignement secondaire et la formation des enseignants. En impliquant des enseignants et en prenant appui sur l'histoire de la vaccination, nous concevons des ressources éducatives dont nous évaluons la pertinence sur le terrain.

Membres du laboratoire impliqués
Olivier Morin, Baptiste Baylac-Paouly

Ce projet donne lieu à un séminaire intitulé "Circulation des savoirs et récits de sciences : la vaccination" au sein du Laboratoire de l'Education de l'ENS Lyon.
Lien vers la page de présentation

Lien vers un article de presse présentant le projet

Corps et prothèses

Consortium universitaire et transdisciplinaire sur le rapport corps-technologie face à la complexité des expériences singulières.

Equipe scientifique
Cathiard Marie-Agnès (MCF-HDR en sciences du langage ; Laboratoire Litt&Arts - UMR 5316 - Université Grenoble Alpes)

Dalibert Lucie (MCF en philosophie ; S2HEP - EA 4148 - Université Claude Bernard Lyon 1) Goffette Jérôme (MCF-HDR en philosophie ; Université Claude Bernard Lyon 1 Laboratoire Environnement, Ville, Société - UMR 5600 - Université de Lyon /CNRS)

Gourinat Valentine (Doctorante en éthique et en sciences de la vie ; Laboratoire Dynamiques Européennes - UMR 7367 - Université de Strasbourg / CNRS ; Faculté de Biologie et de Médecine - Université de Lausanne)

Groud Paul-Fabien (Doctorant en anthropologie ; Laboratoire Environnement, Ville, Société - UMR 5600 - Université de Lyon /CNRS ; S2HEP - EA 4148 - Université Claude Bernard Lyon 1)

Guïoux Axel (MCF en anthropologie ; Laboratoire Environnement, Ville, Société - UMR 5600 – Université de Lyon /CNRS)

Jarrassé Nathanaël (Chargé de recherche (CR1) en robotique CNRS, Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique, CNRS UMR 7222, INSERM U1150 - Université Pierre et Marie Curie - Paris)

Lasserre Évelyne (MCF en anthropologie ; Université Claude Bernard Lyon 1 ; Laboratoire Environnement, Ville, Société - UMR 5600 - Université de Lyon /CNRS)

Maestrutti Marina (MCF en sociologie ; CETCOPRA – EA 2483 - Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Pajon Patrick (MCF en Sciences de l’information et de la communication ; Laboratoire Litt&Arts – UMR 5316 - Université Grenoble Alpes)

Roby-Brami Agnès (Docteur en médecine, directrice de recherche DR2 en neurosciences ; CNRS, Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique, CNRS UMR7222, INSERM U1150 - Université Pierre et Marie Curie - Paris)

Objectifs

La genèse de ce consortium part du constat que dans le champ de recherche sur le rapport entre corps et technologie, les thématiques de l’humain augmenté et du transhumanisme prennent depuis plusieurs années une place conséquente dans l’arène médiatique et dans les débats universitaires mais au travers d’une focalisation basée sur certaines représentations et perspectives souvent très éloignées de la réalité du terrain. Il devient difficile d’évoquer l’hybridation corps/technologie (Andrieu, 2008) sans que de nombreux débats se cristallisent sur les problématiques de l’augmentation humaine, des idéologies performatives ambiguës et des controverses promesses/dangers d’un homme futur amélioré. Pourtant, pour les acteurs de terrain (usagers, soignants, ingénieurs et chercheurs, etc.) confrontés à l’utilisation des technologies d’assistance au corps, le transhumanisme ou le post-humanisme constituent des sujets relativement marginaux. Un décalage conséquent est perceptible entre les expériences quotidiennes de ces individus avec les technologies à visées thérapeutiques et la polarisation de ces thématiques dans différents débats sur les évolutions technologiques contemporaines. En ce sens, c'est tout un pan de la recherche sur la complexité des expériences entre « son » propre corps et les technologies d’assistance - en sciences humaines et sociales mais également dans les domaines de la santé et de l’ingénierie robotique - qui est relégué au second plan et que nous souhaitons (re)mettre au cœur du débat.

La démarche de ce projet n’est pas de nier les enjeux et la dangerosité des arguments transhumanistes actuels (Robitaille, 2007 ; Besnier, 2009 ; Le Dévedec, 2015) ou de réfuter toute pensée critique sur le corps technologisé (Munier, 2013), connecté et augmenté (Biagini, 2012 ; Sadin, 2013, Benassayag, 2016). Dans la continuité des recherches et colloques sur les dispositifs prothétiques et de manière complémentaire aux réflexions et études sur l’augmentation de l’humain et le transhumanisme, la démarche revendiquée est de réinterroger le rapport organique/technologique en centrant nos réflexions sur les expériences singulières liées à l’utilisation de différentes technologies d’assistance au corps telles que les prothèses, fauteuils électriques, assistances informatiques et robotiques, implants ou avatars.

L’enjeu principal des journées de recherche organisées et des publications qui en découlent est d’ouvrir des fenêtres de discussions sur les diverses expériences avec ces différentes technologies à partir de la notion de terrain, de vécus subjectifs et dans une approche transdisciplinaire aux croisements de la sociologie, l’anthropologie, la philosophie, l’éthique, l’ingénierie médicale, la médecine et les sciences de la santé. Différents axes d’étude seront abordés tels que : la multiplicité des expériences corporelles et ressentis singuliers avec les différentes dispositifs technologiques d’assistance au corps ; les usages, pratiques et conduites motrices (Warnier, 2005) développés avec ces dispositifs ; les prolongements, limites et frontières du corps hybridé ; les représentations, interactions sociales et normes corporelles s'y rapportant ; les questionnements sociétaux qui découlent de l’évolution technologique (anthropotechnie (Goffette, 2006), enjeux anthropologiques de la nouvelle robotique (Denis Vidal, 2015), éthique synthétique (Dumouchel & Damiano, 2016)).

Dans la revendication d’une itération théorie-terrain (Olivier De Sardan, 2013), nous sommes particulièrement attentifs à croiser et articuler les diverses recherches-témoignages sur l’expérience du corps hybride avec une double réflexion théorique-critique des enjeux thérapeutiques et dérives anthropotechniques générées par la place dominante des techno-sciences dans les sociétés occidentales contemporaines. Autrement dit, la finalité de ce projet est de mettre en lien et en confrontation les différentes facettes d'une même réalité, afin d'en améliorer la compréhension et les connaissances par la collaboration entre les disciplines, les approches, les expériences et les identités multiples.

Liens

- Le programme détaillé des conférences passées et à venir est disponible sur notre site internet : http://www.corps-protheses.org

- Pour nous suivre : https://twitter.com/CorpsProtheses

 

 

Chaire institutionnelle Saint-Gobain Ingénieurs ingénieux (2016-2020)

Chaire portée par l'IGB de l'INSA de Lyon dans le cadre de la Fondation de l'INSA de Lyon

 

Equipe scientifique 

Joëlle Forest, responsable scientifique, MCF S2HEP; Marianne Chouteau, MCF S2HEP; Céline Nguyen, MCF S2HEP; Ludovic Viévard, docteur en philosophie, membre d'FRV100

 

Objectifs

Cette chaire propose de développer des connaissances sur le mode d'existence des innovations et, plus spécifiquement, sur la rationnalité à l'origine même de l'innovation.
Une partie des recherches consistera en la validation du rôle de la rationalité créative dans la production d’innovation. Cette validation s’opère à travers l’analyse du processus d’innovation de cas réels propres à Saint-Gobain : le procédé TEL mis au point dans les années 1950 afin de produire de la laine de verre et la Plateforme du bâtiment née dans les années 1990.
Un second volet des recherches s’attache à mettre à jour le déploiement de cette forme de pensée notamment à travers une enquête quantitative auprès d'ingénieurs INSA.
 

Quelques réalisations

- 16-17 juin 2016 : "Workshop Histoires d'innovations : ce que nous apprennent les biographies d'innovateurs"
- 29 juin 2017 : Workshop "Histoires d'innovations. Regards industriels"
- mars 2018 : Parution de l'ouvrage Genèse des innovations, presses de l'UTBM
sfsic
- juin 2018 : "La créativité au cœur du procédé TEL de Saint-Gobain ? Analyse de quelques discours institutionnels à travers le temps (1957-2007)" dans le cadre du XXIe congrès de la SFSIC à la MSH Paris Nord.
- septembre 2019 : Journée d'études "Mise en récits des innovations"